‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 50 sur 93 · CHANSON A MADAME DE L · texte numérisé non relu

CHANSON A MADAME DE L

A qui madame de Z***^ sa grande mère,

■ et tante de fauteur,

avait donné pour étrennes un fichu de tourière

et un tablier de cuisinière garni de dentelles

Air : PHlts demande son portrait.

J'applaudis à remploi nouveau Qu'on donne à ma cousine ; Jamais aussi friand morceau N'entra dans la cuisine :

Elle auFoit tort de répugner

A l'état qu'elle embrasse ; C'est où le bon goût doit régner Qu'elle est mieux à sa place.

On sait que des goûts délicats

Son goût est le modèle ; Ceux même qui ne le sont pas

Le deviendroient pour elle ;

114 Chevalier de Boufflers.

Mais, ma tante, on vous avertit Que votre cuisinière

Ne sait qu'éveiller l'appétit, Et point le satisfaire.

A LA TOURIÈRB.

Vous en qui mon œil prévenu

Vit une cuisinière, Passez-moi d'avoir méconnu

La plus digne tourière.

Pieux costume, doux maintien,

Prévenance discrète :

O ma tourière ! on le voit bien,

Au tour vous êtes faite.

Entre la grille et les mondains

Ma divine tourière Semble habiter sur les confins

Du ciel et de la terre.

Tous deux, à son aspect émus.

Doivent rendre les armes :

Les immortels à ses vertus,

Les mortels h ses charmes.

COUPLETS

Page 1