‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 70 sur 93 · DE V HIPPOLTTE DB SÉNÈQUE · texte numérisé non relu

DE V HIPPOLTTE DB SÉNÈQUE

Chœur du IV^ acte : Quantos casus humana rotant

OH ! combien de hasards dans cette vie humaine ! Mais la haute fortune est bien plus incertaine: Le pauvre est moins troublé dans son obscurité, Et sous son humble toit vieillit en sûreté.

Les sapins orgueilleux qui percent les nuages Sur leur tête chenue attirent mille outrages. Et les t3rrans des airs, les humides autans, Les aquilons glacés l'assiègent en tout temps. Mais rherbe qui fleurit au vallon solitaire A moins à redouter de cette horrible guerre Que l'Athos et l'îda, dont le maître des deux Semble vouloir briser le front audacieux.

Il n*a point des géants oublié l'insolence, A tout ce qui s'élève il étend sa vengeance ; Renversant les palais, épargnant les vergers, Il tonne sur les rois, et non sur les bergers ;

Traductions et Imitations. 17

Le temps nous trompe tous; sur ses ailes légères Il nous porte à la fois nos biens et nos misères; Ainsi, quittant les morts, et revoyant le jour, Thésée en cet instant déplore son retour, Et la sombre fureur où son âme s'égare Lui Élit dans ses foyers retrouver le Tartare.

TRADUCTION

Page 1