‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 89 sur 93 · EN ENTENDANT M. *** ARRIVER · texte numérisé non relu

EN ENTENDANT M. *** ARRIVER

Air : Du haut en bas.

'est lui, c'est lui, Car j'entends le bruit d'un carrosse ;

C'est lui, c'est lui, 11 doit arriver aujourd'hui :

De son laquais j'entends la rosse, J'entends son postillon qu'on rosse;

C'est lui, c'est lui.

CHANSON

Air : Voire cœur, aimabU.

L'homme est né pour la tristesse, Son état est la douleur; Esclaves de la foiblesse, Tyrannisés par Terreur, Nous nous égarons sans cesse Pour arriver au malheur.

QUATRAIN

IRIS craint qu un amour nouveau Pour un autre m'engage; Mais Iris est dans le bateau, Et voit fuir le rivage.

CHANSON

DE l'abbé PORQUET SUR L'AUTEUR

Dont il avoit été le précepteur.

MESSIEURS et dames, du silence !

Célébrons Theureuse naissance De notre aimable chevalier ; Et faisons -lui la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.

Il parle mieux qu'un chancelier, Il écrit mieux qu'homme de France, Il est de plus grand chevalier :

Faisons-lui donc la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.

Modeste amant et fier guerrier.

Il excelle dans tout métier.

(Exceptons -en pourtant la danse).

Faisons- lui donc la révérence.

L'abbé Poi-quet tout le premier.

O l'être heureux et singulier !

Son maître, dans chaque science, Est devenu son écolier; Faisons-lui donc la révérence.

L'abbé Porquet tout le premier.

CHANSON

D'UNE MÈRE ÉLOIGNÉE DE SA FILLE Pendant le règne de la Terreur

Sur Tair de la romance de Jean-Jacqaes : Je Vai planté,

je Vai vu naître.

ST bien à moi, car l'ai fait naître, Ce beau rosier : plaisirs trop courts !

Il a fallu fuir, et peut-être Plus ne te verrai de mes jours.

Beau rosier, cède à la tempête, Foiblesse désarme fureurs; Sous les autans courbe la tête.

Ou bien c'en est fait de tes fleurs.

Étois ma joie, étois ma gloire, .

Et mes soucis et mon bonheur ; Ne périras dans ma mémoire, Ta racine tient à mon cœur,

Pièce, f.gin,;,.

Bien que me fis, mal que me causes.

En ton penser s'offrent à moi; Près de toi je n'ai vu que roses, Ne sont qu'épines loin de toi.

Rosier, prends soin de ton feuillage ; Sois toujours beau, sois toujours vert.

Afin que voie après l'orage Tes fruits égayer mon hiver.

FABLE

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