‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 17 sur 98 · AU NOM DE LA MARECHALE DE MIREPOIX · texte numérisé non relu

AU NOM DE LA MARECHALE DE MIREPOIX

Qui envoyait de ses cheveux blancs an duc de Nivernais

LES voilà, ces cheveux depuis longtemps blanchis: D'une longue union qu'ils soient pour nous le gage, Je ne m'afflige point sur les pertes de l'âge,

Il m'a laissé de vrais amis.

On m'aime presque autant, j'ose aimer davantage. L'amitié, fruit du goût, de l'estime et du temps,

Mûrit encor dans l'hiver de nos ans ; On ne s'y méprend plus, on cède à son empire :

Et l'on joint, sous les cheveux blancs, Au charme de s'aimer le droit de se le dire.

Page 1