LE FILS NATUREL
Air : Dans celte aimable soliludc.
OTOI qui n'eus jamais dû naître, Gage trop clier d'un fol amour, Puisses-tu ne jamais connoître L'erreur qui te donna le jour !
Que ton enfance
Goûte en silence Le bonheur qui pour elle est fait;
Et que l'envie.
Toute la vie.
Ignore ou taise son secret.
La nature, au nom de ta mère.
Va t'offrir ses premiers bienfaits; Un air pur, un lait salutaire, De doux fruits, un ombrage frais.
Que ton enfance, etc.
Chansons. 107
Renonce au rang, à l'opulence, L'honneur t'en fait la dure loi; Ne crains pourtant pas l'indigence, L'amour l'écartera de toi.
Que ton enfance, etc.
Souvent une main inconnue T'offrira quelque don nouveau :
En secret une mère émue Viendra pleurer sur ton berceau.
Connois ta mère;
L'honneur sévère Lui défend de se découvrir :
Mais par tendresse
Mais par foiblesse, L^ne mère aime à se trahir.
D'un air plus touchant et plus tendre, Peut-être un jour tu la verras Tour à tour dans ses bras te prendre Et te remettre entre mes bras.
Connois ta mère, etc.
RONDE DIALOGUEE