EN ENTENDANT M. *** ARRIVER
Air : Du liant en las.
'est lui, c'est lui, Car j'entends le bruit d'un carrosse
C'est lui, c'est lui, 11 doit arriver aujourd'hui :
De son laquais j'entends la rosse, J'entends son postillon qu'on rosse;
C'est lui, c'est lui.
CHANSON
Air : Voire cœur, nimahle.
L'homme est né pour la tristesse, Son état est la douleur; Esclaves de la foiblesse, Tyrannisés par l'erreur, Nous nous égarons sans cesse Pour arriver au malheur.
QUATRAIN
IRIS craint qu un amour nouveau Pour un autre m'engage; Mais Iris est dans le bateau, Et voit fuir le rivage.
CHANSON
DE l'abbé PORQUET SUR L'ATJTEUR
Dont il avait été le précepteur.
MESSIEURS et dames, du silence !
Célébrons l'heureuse naissance De notre aimable chevalier; Et faisons-lui la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.
Il parle mieux qu'un chancelier, Il écrit mieux qu'homme de France, Il est de plus grand chevalier :
Faisons-lui donc la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.
Modeste amant et fier guerrier.
Il excelle dans tout métier.
(Exceptons-en pourtant la danse).
Pièces fugitives.
Faisons-lui donc la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.
O l'être heureux et singulier !
Son maître, dans chaque science, Est devenu son écolier :
Faisons-lui donc la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.
CHANSON
d'une mère éloignée de sa fille Pendant le règne de la Terreur
Sur r^ir de la romance de Jean-Jacques : /e Val piaule', je l'ai va iiailre .
EST bien à moi, car l'ai fait naître, Ce beau rosier : plaisirs trop courts ! Il a fallu fuir, et peut-être Plus ne te verrai de mes jours.
Beau rosier, cède à la tempête, Foiblesse désarme fureurs; Sous les autans courbe la tête, Ou bien c'en est fait de tes fleurs.
Étois ma joie, étois ma gloire, Et mes soucis et mon bonheur ; Ne périras dans ma mémoire, Ta racine tient à mon cœur,
Pièces fugitives.
Bien que me fis, mal que me causes, En ton penser s'offrent à moi; Près de toi je n'ai vu que roses, Ne sont qu'épines loin de toi.
Rosier, prends soin de ton feuillage; Sois toujours beau, sois toujours vert, Afin que voie après l'orage Tes fruits égayer mon hiver.
FABLE