‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 93 sur 98 · EN ENTENDANT M. *** ARRIVER · texte numérisé non relu

EN ENTENDANT M. *** ARRIVER

Air : Du liant en las.

'est lui, c'est lui, Car j'entends le bruit d'un carrosse

C'est lui, c'est lui, 11 doit arriver aujourd'hui :

De son laquais j'entends la rosse, J'entends son postillon qu'on rosse;

C'est lui, c'est lui.

CHANSON

Air : Voire cœur, nimahle.

L'homme est né pour la tristesse, Son état est la douleur; Esclaves de la foiblesse, Tyrannisés par l'erreur, Nous nous égarons sans cesse Pour arriver au malheur.

QUATRAIN

IRIS craint qu un amour nouveau Pour un autre m'engage; Mais Iris est dans le bateau, Et voit fuir le rivage.

CHANSON

DE l'abbé PORQUET SUR L'ATJTEUR

Dont il avait été le précepteur.

MESSIEURS et dames, du silence !

Célébrons l'heureuse naissance De notre aimable chevalier; Et faisons-lui la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.

Il parle mieux qu'un chancelier, Il écrit mieux qu'homme de France, Il est de plus grand chevalier :

Faisons-lui donc la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.

Modeste amant et fier guerrier.

Il excelle dans tout métier.

(Exceptons-en pourtant la danse).

Pièces fugitives.

Faisons-lui donc la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.

O l'être heureux et singulier !

Son maître, dans chaque science, Est devenu son écolier :

Faisons-lui donc la révérence, L'abbé Porquet tout le premier.

CHANSON

d'une mère éloignée de sa fille Pendant le règne de la Terreur

Sur r^ir de la romance de Jean-Jacques : /e Val piaule', je l'ai va iiailre .

EST bien à moi, car l'ai fait naître, Ce beau rosier : plaisirs trop courts ! Il a fallu fuir, et peut-être Plus ne te verrai de mes jours.

Beau rosier, cède à la tempête, Foiblesse désarme fureurs; Sous les autans courbe la tête, Ou bien c'en est fait de tes fleurs.

Étois ma joie, étois ma gloire, Et mes soucis et mon bonheur ; Ne périras dans ma mémoire, Ta racine tient à mon cœur,

Pièces fugitives.

Bien que me fis, mal que me causes, En ton penser s'offrent à moi; Près de toi je n'ai vu que roses, Ne sont qu'épines loin de toi.

Rosier, prends soin de ton feuillage; Sois toujours beau, sois toujours vert, Afin que voie après l'orage Tes fruits égayer mon hiver.

FABLE

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