ACTE I, SCÈNE IV
. \\v un autel de paix au Dieu que tu défends , Tu veux donc immoler de? femmes, des enfants?
CALEB
Quand on est criminel , on subit sa sentence.
NADAB
Quand on est sans pitié , croit-on à l'innocence
CALEB
A de trop doux penchants crains de t'abandonner.
NADAB
Toi , sache quelquefois pleurer et pardonner.
CALEB
La rigueur est utile
NADAB
Et la clémence auguste.
CALEB
Le foible est méprisable.
NADAB
Et le fort est injuste.
CALEB
Retourne à tes devoirs , au Jourdain viens mourir,
NADAB
Un peu de sable ici suffit pour me couvrir.
AARON
Jeunes hommes, cessez; n'augmentez pas nos larmes :
238 MOi'SE.
Confondez vos regrets et mariez vos armes. Vous , Caleb , de ma sœur adoucissez l'ennui : La publique douleur me réclame aujourd'hui. Que Dieu de ses desseins dissipe les ténèbres ! Vous , Nadab , ordonnez aux trompettes funèbre» De convoquer trois fois , dans un morne appareil , Les princes des tribus aux tentes du conseiL