ACTE ï, SCENE Vï
LA. PLUS JEUNE DES ISRAELITES
Mais qui me gardera sous l'aile de ma mère ? Moïse a disparu , Moïse étoit mon père. O terre de Gessen ! prés émaillés de fleurs
Où je cueillois ma parure !
Comme un jeune olivier privé d'une onde pure, Je languis et je meurs.
TOUT LE CHOEUR
Dieu nourrit de ses dons l'innocente colombe , Le juste au temps marqué sortira de sa tombe.
D'Amalec les dieux mortels Ne peuvent renverser les desseins éternels.
UNE ISRAELITE
Ma sœur , avez-vous vu cette superbe Arzane 'é De quel regard profane Elle insultoit nos autels I
UNE AUTRE ISRAELITE
Plus inconstantes que les ondes ,
Ses démarches sont vagabondes 5 Ses lèvres et son cœur pour tromper sont d'accord ; Sa douce volupté d'amertume est suivie , Et quand sa bouche invite à jouir de la vie ,
Ses pas nous mènent à la mort.
844 moïse
une troisième israélite.
De nos jeunes guerriers le prince et le modèle . Nadab étoit auprès d'elle.
TOUT LE CHOEUR
Ah ! fuyons , fuyons , mes sœurs Des passions les trompeuses douceurs !