‹ Poésies diversesChapitre 5 sur 108 · LA FORET · texte numérisé non relu

LA FORET

Et dans le fond des bois semble encor m'appeler. Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière ci , loin des humains! — Au bruit de ces ruisseaux, Sur un tapis de fleurs , sur l'herbe printanière , Qu'ignoré je sommeille à l'ombre des ormeaux ! Tout parle , tout me plaît sous ces voûtes tranquilles : Ces genêts, ornements d'un sauvage réduit, Ce chèvrefeuille atteint d'un vent léger qui fuit , Balancent tour à tour leurs guirlandes mobiles. Forêts , dans vos abris gardez mes vœux offerts ! A quel amant jamais serez-vous aussi chères ? D'autres vous rediront des amours étrangères ; Moi, de vos charmes seuls j'entretiens vos déserts ».

' Vers imprimés dans le ."ilercurc. Voyez la Préface.

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