‹ Poésies diversesChapitre 7 sur 108 · LE SOIR, DANS UNE VALLEE · texte numérisé non relu

LE SOIR, DANS UNE VALLEE

ÉJA le soir de sa vapeur bleuâtre ÎEnveloppoitles champs silencieux -, Par le nuage étoient voilés les cieux:

3e m'avançois vers la pierre grisâtre.

Du haut d'un mont une onde, rugissant, S'élancoit : sous de larges sycomores ,

«î LE SOIR, DANS UNE VALLEE,

Dans ce désert d'un calme menaçant , "Rouloient les flots agités et sonores.

he noir torrent , redoublant de vigueur, Entroit fougueux dans la forêt obscure De ces sapins , au port plein de langueur, Qui , négngés comme dans la douleur, Laissent tomber leur longue chevelure , De branche en branche errant à l'aventure. 5c regardant dans un silence affreux , Des rochers nus s'élevoient, ténébreux; I/jur front aride et leurs cimes sauvages Voyoient glisser et fumer les nuages :

Leurs longs sommets, en prisme partagés , Etoient des eaux et des mousses rongés. Des liserons, d'humides capillaires , ( ^ouAToient les flancs de ces monts solitaires ; Plus tristement des lierres encor Se suspendoient aux rocs inaccessibles; EL contrasté, teint de couleurs paisibles. Le jonc couvert de ses papillons d'or, Iiioit au vent sur des sites terribles.

Mais tout s'efface ? et surpris de la nuit , Couché parmi des bruyères laineuses,

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