SCÈNE V
NÉBÉE, ARZANE, NADAB.
NEBEE , ficconrant piëcip'tamment.
Fuyez : le péril est pressant :
Tout prend autour de vous un aspect menaçant. Je veillois près d'ici dans mon inquiétude , Quand j'ai vu s'avancer vers cette solitude , A pas lents et légers , Caleb avec Lévi. De cent prêtres armés ce cruel est suivi ^ Leurs yeux sinistrement étincellent dans l'ombre; Ils se parlent tout bas d'une voix triste et sombre. J'ai surpris quelques mots de leur noir entretien ; De vous donner la mort , ils cherchent le moyen.
NADAB
Contre vos jours, Arzane, un lévite conspire? Tout est fini; demain je vous rends votre empire. De Pharaon vaincu prenez le plus beau char ; Des soldats éblouis enchantez le regard. Je vous déclarerai mon épouse adorée ; Du sceptre d'Ésaii vous serez décorée.
S92 moïse.
D'Édom et de Jacob que les dieux fraternels Soient enfin encensés sur les mêmes autels.
( Arzane el Nëbée sortent par un côté du théâ*:e j Nadab les .inil de loin pour les prote'ger contre les le'viles, qui entrent sur la scène du côte' opposé : il s'arrête quand Arzane a disparu , e I parle aux lévites du fond du théâtre. )