‹ Poésies diversesChapitre 73 sur 108 · I.E MÊME LÉVITE · texte numérisé non relu

I.E MÊME LÉVITE

Au négligent pasteur l'aigle enfin s'est montré.

CALEB

Adultère Israël , dans ton brutal caprice ,

Tu désertes d'Abel l'innocent sacrifice ,

Et , cessant d'immoler la colombe et l'agneau ,

Du meurtrier Gain tu rejoins le troupeau ! i

Vous, par qui l'esprit saint s'explique et prophétise,

Prêtres sacrés î avant d'aller trouver Moïse ,

20 i moïse.

Qufi l'ange du Seigneur, dans ce ciel de saphirs , Porte jusqu'au Très-Haut nos chants et nos soupirs. La lune est au milieu de sa belle carrière , Et c'est l'heure où des nuits nous offrons la prière.

CALEB

PRISEE.

Dieu , dont la majesté m'accable , Pure essence , divine ardeur, Qui peut comprendre la grandeur De ton nom incommunicable ?

Je me retire à ta lumière ,

Au tabernacle de ta loi :

Des nuits où nous veillons pom* tfy\ .

C'est peut-être ici la deffiièrci

Si nous tombons dans les tempêtes Qu'excitent de noirs assaillants , JSous dormirons près des vaillants Un glaive placé sous nos tôtes.

Mais que plutôt par toi nos bra» soient affermis ,

Et de tes saints dissipe les alarmes ; Par la bride et le mors dompte tes.ennemîs.

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