‹ Poésies, Éd. complète, contenant plusieurs poèmes inéditsChapitre 44 sur 59 · SES PURS ONGLES TRÈS HAUT · texte numérisé non relu

SES PURS ONGLES TRÈS HAUT

Mais proche la croisée au nord vacante, un or

Agonise selon peut-être le décor

Des licornes ruant du feu contre une nixe,

Elle, défunte nue en le miroir, encor Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe De scintillations sitôt le septuor.

La chevelure vol d'une flamme à Textrême Occident de désirs pour la tout déployer Se pose (je dirais mourir un diadème) Vers le front couronné son ancien foyer

Mais sans or soupirer que cette vive nue L'ignition du feu toujours intérieur Originellement la seule continue Dans le joyau de l'œil véridique ou rieur

LA CHEVELURE VOL d'uNE FLAMME À l'eXTRÊME I 3 I

Une nudité de héros tendre diffame Celle qui ne mouvant astre ni feux au doigt Rien qu'à simplifier avec gloire la femme Accomplit par son chef fulgurante l'exploit

De semer de rubis le doute qu'elle écorche Ainsi qu'une joyeuse et tutélaire torche.

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