CHANSONS, I, I — III
Amoureux me fault devenir, Je ne sçay qu’il m’en avendra. | 4
Combien que j’ay oy, pieça, Qu’en amours fault mains maulx souffrir, Tiengne soy [d'amer qui pourra, ] Plus ne [m’en pourroye tenir.] | 8
Mon cueur devant yer accointa Beauté qui tant le scet chierir Que d’elle ne veult departir ; C'est fait, il est sien et sera !
Tiengne soy d’amer [qui pourra.] 13 UELQUE chose que je dye [p.237]
D’Amour ne de son povoir, Toutesfois, pour dire voir, J'ay une Dame choisie, | 4
La mieulx en bien acomplie Que l’en puist jamais veoir, Quelque chose jque je dye] D’Amour ne [de son povoir.] 8
Mais a elle ne puis mie Parler, selon mon vouloir, Combien que, sans decevoir, Je suis sien toute ma vie,
Quelque chose [que je dye.] 13
CHARLES D'ORLÉANS
\ "EST elle de tous biens garnie {p.238 Celle que j’ayme loyaument ?
Il m'est advis, par mon serement, Que sa pareille n’a en vie. 4
Qu'en dittes vous ? je vous en prie, Que vous en semble vrayement ?
N'est elle [de tous biens garnie] Celle que [j'ayme loyaument ?] 8
Soit qu’elle dance, chante ou rie Ou face quelque esbatement, Faictes en loyal jugement, Sans faveur ou sans flaterie :
N'est elle / de tous biens garnie ?] 13
GANT j ay nompareille maistresse [p.239] Qui a mon cueur entierement,
Tenir me vueil joyeusement,
En servant sa gente jeunesse. 4
Car certes je suis en l'adresse D’avoir de tous biens larcement, Quant ay [nompareille maistresse!
Qui a mon {cueur entierement. 8
en ms litttlnen, g ati