‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 134 sur 160 · CHANSONS, XXXIII, 10 — XXXVII · texte numérisé non relu

CHANSONS, XXXIII, 10 — XXXVII

Afin que Dangier riens n’en sente.

Prenez [tost ce baisier mon cueur] Que ma [maistresse vous presente. 8

Dangier, toute nuit, en labeur, À fait guet; or gist en sa tente.

Acomplissez brief vostre entente, Tantdis qu'il dort : c’est le meillieur.

Prenez tost [ce baïisier, mon cueur.] 13

OMMENT vous puis je tant amer [p.272 Et mon cueur si tresfort hair Qu'il ne me chault de desplaisir Qu'il puisse pour vous endurer ? 4

Son mal m'est joyeux a porter, Mais qu’il vous puisse bien servir.

Comment [vous puis je tant amer] Et mon cueur {si tresfort haïr?] 8

Las ! or ne deusse je penser Qu'’a le garder et chier tenir, Et non pour tant, mon seul desir, Pour vous le vueil abandonner.

Comment {vous puis je tant amer! 13 E ne prise point telz baisiers p.270

| Qui sont donnez par contenance, Charles d'Orléans IS

Ou par maniere d’acointance ; Trop de gens en sont parçonniers. 4

On en peut avoir par milliers, A bon marchié, grant habondance.

Je ne {prise point telz baisiers] Qui sont |donnez par contenance. 8

Mais savez vous lesquelz sont chiers ?

Les privez, venans par plaisance ; Tous autres ne sont, sans doubtance, Que pour festier estrangiers.

Je ne prise ‘point telz baisiers !] 13

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