‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 143 sur 160 · CHANSONS, LXIII, TI — LXVII · texte numérisé non relu

CHANSONS, LXIII, TI — LXVII

Dangier dist : Baille par escript, Et qu’il n’entre point en la porte.

Mais Amour, comme la plus forte, Veult qu’il entre sans contredit.

Bien viengne | doulz regard qui rit!} 13 N la promesse d’Esperance Ip. 331]

Ou j'ay temps perdu et usé, J'ay souvent conseil reffusé, Qui me povoit donner Plaisance. 4

Las! ne suis le premier de France Qui sottement s’est abusé En la promesse [d'Esperance] Ou j'ay {temps perdu et usé. 8

Et de ma nysse gouvernance Devant Raison, j'ay accusé Mon cuer; mais il s’est excusé Disant que deceu l’a Fiance En la promesse [d'Esperance. 13

oN cuer, il me fault estre mestre p. 332 À ma fois, aussi bien que vous ; N’en ayés anuy ou courrous, Certez il couvient ainsi estre. 4

CHARLES D'ORLÉANS

Trop longuement m’avez fait pestre Et tous jours tenu au dessous :

Mon cuer [il me fault estre mestre À ma foiz, {aussi bien que vous.! 8

ÂAlez a destre ou a senestre, Priz serez, sans estre recous; Passer vous fault, mon amis douls, Ou par la, ou par la fenestre :

Mon cuer, [il me fault estre mestre. 13

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