CHANSONS, LXVII, $ — LXX
Certes Aguet par tous lieux vous convoie Priveement, en habit desguisé.
De gens saichans en estes moins prisé D'’ainsi tousjours trotter par my la voye; Retraiez vous, [regart mal avisé,
Vous cuidez [bien que nulluy ne vous voye.
Dangier avez contre vous atisé, Quant Sot Maintien tellement vous forvoie ; Au derrenier, fauldra qu’il y pourvoye; Il est ainsi que je l’ay devisé :
Retraiez vous, regart mal avisé.]|
EGART, VOus prenez trop de paine {p.335
Tousjours courés et racourés, Il semble qu’auz barrez jouez; Reprenez ung peu vostre alaine.
Cuers qu’Amours tient en son demainc Cuident qu’assaillir les voulez ; Regart, vous prenez trop de paine] Tousjours :'courés et racourés.,
Au moins, une foiz la sepmaine C’est raison que vous reposez, Et affin que ne morfondez Il fauldra que Ven vous pourmaine :
Regart, vous prenez trop de paine.
CHARLES D'ORLÉANS
EXXI
E voulez vous Que vostre soye ?
Rendu m'octrove, Pris ou recours.
Ung mot pour tous,
Bas qu’on ne l’ove :
Le voulez vous, Que vostre soye ?
Maucré jalous, Foy vous tendroÿe ; Or sa, ma joye, Accordons nous :
Le voulez vous?!
REVEZ moy les yeulx
Que ne voye goutte,
Car trop je redoubte Beaulté en tous lieulx.
Ravir jusqu’aus cieulx
. Veult ma joye toute ;
Crevez :moy les yeulx] Que ne voye goutte.
D'elle me oard Dieulx,
CHANSONS, LXXI, I — LXXIIL, 13
Affin qu’en sa route Jamais ne me boute ; N’esse pour le mieulx ?
Crevez [moy les yeulx Que ne !voye goutte !|