‹ Poésies éditéesChapitre 153 sur 183 · BOESME — BOURBONNOIS · texte numérisé non relu

BOESME — BOURBONNOIS

tnhumé au couvent des Carmes et ramené en 1452 à Souvigny, dans le Saint-Denis de la maison de Bourbon. Une complainte populaire le représente tel un prince de légende, comme Charles d’Orléans, tourmenté par ses ennemis, jeune, bon et champion de son roi. (La Mure, Histoire des ducs de Bourbon, éd. Chantelauze, II, p. 152 ; Huilhard- Bréholles, La rançon du duc de Bourbon, 1415-1436, 1869).

Bour8oN (le droit héritier de) R

CXLVII 2 ; — (duc de) R ccczxiv 2. Voir l’article suivant.

BoursoN (Jean II, duc de), p.

411,412, 427-428, 488-489, 496, ” 500, 501, 506, 595. Comte de Clermont (Clermondois, commeon Pappelait familièrement), né en 1427, et qui devint duc de Bourbon (BOURBON) en 1456. Un des collaborateurs poétiques les blus actifs du duc Charles.

On sait combien la maison de Bourbon a été attachée aux lettres et aux arts depuis Marie, la fille très lettrée du duc Jean de Berry ; Moulins était un centre aussi cultivé que Blois. Clermondois résida très souvent à Blois, et Charles d'Orléans aimait à Dlaisanter ce bon jeune homme, son hôte, droit héritier de Bourbon et de la goutte paternelle, el qui jouissait en outre d'un « estomac de papier ». On cherchait à le marier « à la riche ». Ce doit être la petite Jeanne de France, qui fut accordée au mois de décembre 1456, à l'âge de onze ans. On comprend que Charles d'Orléans souhaïitäât de la patience ‘à son jeune ami. Maïs quand le comte de Clermont s'écriait langoureusement : Qui veulst acheter de mon dueil ? le duc d’Orléans n'était pas dupe de ce chagrin affecté et il lui conseillait de le vendre ailleurs qu’en sa pré-

Sence : ce qui semble assez juste, Duisqu'en . 1448, Mangeotte, femme de Jean Mocquinet de Nancy, recevait une robe « en faveur de.ce qu'elle nourissoit une fille à monsieur de Clermont».

Clermondois composait des rondeaux amoureux, et parfois ce bon jeune homme faisait aussi le moraliste, ce dont riait fort Ch. d'O. en lui rappelant le broverbe : : |

|. Quant oyez prescher le regnart,

Pensez de voz oyes garder.

Toutes les compositions signées Clermondois sont antérieures à la mort de son père, Charles de Bourbon (4 décembre 1456). Il y a même lieu de croire qu’elles sont antérieures à 1454, car, à cette époque, il devint lieutenant-général du roi en Guyenne où 1l séjourna presque constamment. En 1456, le héros de Formigny et de Castillon quitia la Guyenne pour visiter ses états.

En 1457,une tentative des Anglais le rappelle dans son gouvernement. En 1458, il siège au hit de justice de Vendôme. C'est donc entre 1456-1457, ou après 1458, qu'il dut composer les poésies signées Bourbon dans le recueil de Charles d'Orléans.

Jean II continuait à se lamenter des « maux d'amour » Suivant la mode. On sait que Jean, duc de Bourbon, fit de Moulins un second « séjour d'honneur », très fréquenté par les Bourguignons et les Français, et qu'il réconforta de ses écus le pauvre François Vallon qui vint dans sa bonne ville de Moulins «au plus fort de ses maux ». Jean II était un véritable amateur qui posséda de très beaux manuscrits. Je crois le rondeau du ms.fr. 25.458 signé Clermondois, p. 393, autographe.

Bour8onnois (le duc a present)

R cccLzvirt. Voir BotRrBoN (Jean II, duc de).

Bourbonnois (les) R cccxxxvint 5, CCCLXIV 10.

Bourcrs R cx 9. Cf. p. 581.

BOURGOGNE, D. 138, 139, 140, 142, 143, 147, 148, désigne Philippe le Bon, qui venait defairela paix en 1435 avec le roi de France.

C'est Hugues de Lannoy, négociateur bourguignon, qui lui avail indiqué, en 1436, le parti qu’il pourrait tirer de la délivrance du duc d'Orléans et de sa reconnaissance. Et c'est Philippe le Bon qui fit venir Charles d’Orléans à Calais, en 1439 : mais le duc Charles devait repasser la mer, le 20 octobre. C'est à cette date qu'il doit recevoir la réponse de Philippe : S'ilen estoit à mon vouloir... Charles devait vendre alors à Philippe le comté de Soissons et Coucy. Ils s’embrassaient longuement à Saint-Omer, en 1440, où Charles répéta à Philippe : « Je n’ai trouvé meil- Jeur mai que vous ! » Charles prit alors la Toison d'Or et épousa Marie de Clèves. Charles VII montra toujours par la suite à Charles d'Orléans une grande froideur.

BourRGOGNE (Isabelle de), femme de Philippe le Bon, B LxxxvIn 28. Elle se dépensa lors des négociations de 1439 qui amenèrent la délivrance de Charles d'Orléans et plus tard lui trouva une partie de sa rançon et une épouse :

Marie de Clèves.

Bourgongnon B LxxxVIN 38 ; — (gentil duc) B LxxxIX 17, 57, désigne Philippe le Bon, duc de Bourgogne.

Bourguignons R cccxxxXVII 5.

BOUSIQUAULT, D. 355. V’oir Bou- CIQUAULT,

BRIQUET À CLXVII I, CCCXCV 2, nom de chien.

CADET (le), D. 431. Voir ALBRET.

INDEX DES NOMS

CADIER (Guillaume), p. 134, 603, fils de Jean Cadier, clerc secrétaire du duc de Bourbon, qui recevait le 31 janvier 1416 du trésorier de Charles d'Orléans 20 l!. pour un vovage fait par lui de Londres à Paris. Procureur du duc de Bourbon pour la paix en 1417.

Il devint président de la Chambre des Comptes avant 1428 et fut anobli le 29 juillet 1429, ayani fait dix voyages périlleux en Anglcterre et séjourné qualorze mois dans ce pays. Devenu Seigneur de La Brosse, il habitait une maison Seigneuriale dans le haut de la ville de Moulins.

CAILLAU (M® Jehan), p. 162-3, 200-201, 305, 413-14, 492, 494, 537, médecin de Charles d’Orléans, son ami et conseiller, pensionné dès 1442. Prévôt de l’église Saint-Sauveur de Blois, il quitta cette ville quand il devint doyen de l’église Satint-Aignan d'Orléans, puis chanoine de Saint-Martin de Tours (1454).

Charles l'appelait alors en consultations. Ainsi sil vint à Blois à chaque accouchement de Marie de Clèves. Au mois de janvier 1464, Jean Autrec, huissier de Monseigneur, le ramena à Blois «quant et quant lui ». Sa pension annuelle fut portée cette année-là a 3ooécus d’or. À Blois, M° Jehan Caillau faisait volontiers la partie d'échecs de Ch. d'O.; il échangeaïît avec son maître d’anliques traités de médecine. Ce docteur paraît avoir été fort gai et plaisant. Il vivait encore en 1472, allant toujours soigner la duchesse et ses enfants.

CaILLAU (Simonnet), p. 203, 356- 357, 449, 513, jeune écuver, de la famille noble des Caillau de Picardie, parent sans doute de ce Thibault, également écuyer, qui résida en Astesan. Sa signature se voit sur le ms. de Gre-

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