‹ Poésies éditéesChapitre 21 sur 183 · RONDEAUX, LXIII, 8 — LXVI · texte numérisé non relu

RONDEAUX, LXIII, 8 — LXVI

Je parle trop, las! se faiz mon!

Au fort, en ce propos me tien :

J'ayme qui [n'ayme, autrement non, Et nou pour tant je ne hay rien.]

De pensees son chapperon À brodé le povre cueur mien ; Tout droit de devers lui je vien, Et m’a baillé ceste chancçon :

J'ayme [qui n’ayme, autrement non, Et non pour tant je ne hay rien.]

E qui m'entre par une oreille, Par l’autre sault, com est venu, Quant d'y penser n’y suis tenu ; Ainsi Raison le me conseille.

=. Se j'oy dire : vecy merveille, L’ung est long, l’autre court vestu ; Ce qui m’entre jpar une oreille, Par l’autre sault, comme est venu.

Mais paine pert et se travaille, Qui devant moy trayne ung festu; Comme ung chat, suis viel et chenu, Legierement pas ne m'esveille :

Ce qui m'entre {par une oreille, Par l’autre sault, comme est venu.]

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