RONDEAUX, LXXXI, I — LXXXIV
Ce n’est que ancienne querelle À recommancer [de plus belle.] 12
isi doint Dieux a mon cueur joye, [p.417] En ce que souhaidier vouldroye, Et a mon penser reconfort, Comme voulentiers prisse accort À Soussy qui tant me guerroye. s
Mais remede n’y trouveroye, Et qui pis est, je n’oseroye Descouvrir les maulx qu’ay a tort ; Ainsi [doint Dieux a mon cueur joye .
En ce que souhaidier vouldroye, Et a mon penser reconfort.] 11
Quant je lui dy : Dieu te convoye, Lesse m’en paix, va t’en ta voye ; Par ton enchantement et sort Gueres mieulx ne vaulx vif que mort, Je languis quelque part que soye ; Ainsi [doint Dieux a mon cueur joye ! 17
AUDIT soit mon cueur, se j'en mens!'p.416] Quant à mon lesir estre puis Et avecques Pensee suis,
En mez maulx prens alegemens. 4 Charles d'Orléans. 23
338 CHARLES D'ORLÉANS
Car Soussis, plains d’encombremens, Boutons hors et leur fermons l’uis !
Maudit soit [mon cueur, se j’en mens, Quant a mon lesir estre puis.]
Assez y treuve esbatemens, Lors lui dy : « Ma maistresse, et puis Serons nous ainsi jours et nuis ?
G'y donne mes consentemens. »
Maudit {soit mon cueur, se j'en mens !] 13 N la querelle de Plaisance, [p.419]
J'ay veu le rencontre des yeulx Qui estoient, ainsi m’aid Dieux, Tous pres de combatre a oultrance. 4
Rangez par si belle ordonnance Qu’on ne sauroit deviser mieulx, En la [querelle de Plaisance, J'ay veu le rencontre des yeulx.] 8
S’Amours n’y mectent pourveanse, De pieça je les congnois tieulx Qu’au derrenier, jennes ou vieulx, Mourront tous, par leur grant vaillance,
En la [querelle de Plaisance.] 13 E la maladie des yeulx : [p.420]
Feruz de pouldre de Plaisir,