‹ Poésies éditéesChapitre 33 sur 183 · RONDEAUX, XCI, 9 — XCV · texte numérisé non relu

RONDEAUX, XCI, 9 — XCV

Éstroit, se m’aid Dieux, Vous pense garder Si hardis, [mez yeulx, De riens regarder.] 8

Vous devenés vieulx, Et tous jours troter Voulez, sans cesser ; Ne soyez plus tieulx, Si hardis, [mez yeulx!; 13

on cueur, pour vous en garder, |p. 428] De mez yeulx qui tant vous temptent Afin que devers vous n'entrent, Faitez lez portes fermer. 4

S'il vous viennent raporter

Nouvellez, pensez qu'il mentent,

Mon cueur, [pour vous en garder,

De mez yeulx qui tant vous temptent.]| 8

Mensongez scevent conter Et trop de plaisir se vantent, Folz sont qui en eulx s’atendent, Ne lez veuillez escouter,

Mon cueur, [pour vous en garder.] 13 Est ce pas grant trahison . [p.426]

De mes yeulx en qui me fye,

Qui me conseulent toive Mantes toys, contre raison ?

Que male part V ait vu D'euix et de leur œomperte !

N'est ce pas grant trahison De mes veuix en qui me fve 7

Nfeulx me fust en ma maison Estre seul a chere Îve, Qu'avoir telle compaiynie Qui me bat de mon baston ; N'est ce pas grant trahison ?

KCVI

ENDEZ compte, Viellesse, Du temps mal despendu Et soctement perdu Es mains dame Jeunesse.

Trop vous court sus Foiblesse ; Qu'est Povair devenu ?

Rendez compte, Viellesse, Du temps mal despendu.

Mon bras en l'arc se blesse Quant je Fay estandu; Par quoy j ay entendu Qu'il couvient que jeu cesse :

Lu

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