RONDEAUX, CXXXII, 3 — CXXXV
Gilles. [h..448]
n la forest de Longue Actente, Mon povre cuer tant se garmente Den saillir par aucune voye, Qu’il ne lui semble pas qu'il voye Jamais la fin de son entente. s
Deconfort le tient en sa tente, Qui par telle façon le tente Que j'ay paour qu’il ne le forvoye, En la forest [de Longue Actente.] 9
Espoir en riens ne le contente, Comme il souloit, pour quoy dolente Sera ma vie, ou que je soye,
Et si auray, en lieu de joye, Dueil et Soussy tousjours de rente,
En la forest [de Longue Actente.] 15 De Monseigneur. [p.449]
TARIÉ soit a la clochete, Par les rues, sus et jus, Fredet! On ne le voit plus; ° Est il mis en oubliete ? 4
Jadis il tenoit bien conte De visiter ses amis, Est il'roy, ou duc, ou conte Quant en oubly les a mis ? 8
CHARLES D'ORLÉANS
Banny a son de trompete,
" Comme marié confus,
Entre chartreurs, ou reclus, À il point fait sa retrete ?
Crié soit [a la clochete !]
Fredet.
e veoir ne vous voys plus, Helas ! ce fait mariage, Qui me fait avoir courage D'estre desormais reclus.
Puis que si fort m'a confus, Ne le tenez a oultrage, Se veoir [ne vous voys plus, Helas ! ce fait mariage.]
Mais non pourtant, je conclus Que ce n'est pas fait que sage, Car j'en puis, a brief langage, Pour le moins perdre le plus Se veoir [ne vous voys plus.]
Orleans
N l'ordre de mariage À il desduit ou courrous ?
Commant vous gouvernez vous ?
Y devient on fol, ou sage ?