SCÈNE IV
BARBERIN, HENRIETTE, GUERLAND, enveloppé d'un manlc.iu qui lui cache la moitié delà figure.
HENRIETTE- Monsieur, voilà 1<* batelier.
MADAME DE VALDAUISAIE. ?89
BARBERIN, assis auprès de la table, à pari, en le regardant.
Drapé jusqu'aux yeux ! une vraie tournure de conspirateur. (A Guerland.) Eh bien ! seigneur gondolier, la mer est-elle bonne? Peut-on, sans imprudence, traverser la rade?
GUERLAND
Est-ce que vous avez peur?
Oui; mais ce n'est pas pour moi... (A part.) Il est sans façon, le marin !
Je comprends... Roméo craint pour Juliette.
Depuis quand les bateliers lisent-ils Shakespeare?
GUERLAND, se découvrant.
Depuis que les chevau-légers se cachent.
BARBERIN, allant à lui et le reconnaissant.
Guerland !
HENRIETTE, à part.
Que se disent-ils donc?
Vous, ici !... qu'y venez-vous faire?
2 90 ŒUVRES DE Cil. DE BEICSAllD.
GUERLAND.
Mon épée vous l'apprendra.
Sortez : votre présence dans cette maison...
GUERLAND.
Vous voulez dire : Sortons.
Point de fanfaronnade... Venez, venez, vous dis-je.
HENRIETTE, à pari.
Mon Dieu ! qu'est-ce que tout cela signifie ?