‹ Poésies (volume 2)Chapitre 18 sur 36 · FERRUM EST QUOD AMANT · texte numérisé non relu

FERRUM EST QUOD AMANT

A José Maria de Heredia

Sous les pleurs du jet d'eau qui bruit dans la vasque, Armide étreint les flancs du héros enchaîné ; Près d'Ares, qui de sang ruisselle, Dioné Mêle ses fins cheveux aux crins rudes d'un casque.

Donc, ô femme, toujours ton caprice fantasque

Aux boucles des brassards s'accroche fasciné ;

Ton orgueil, par le glaive absurde dominé,

Tombe aux pieds des pesants pourfendeurs comme un masque.

6o Poèmes divers.

Si tu t'offres ainsi, lubrique, à ces vainqueurs, C'est qu'ils ont comme toi versé le sang des cœurs^ C'est que ta lèvre rouge est pareille à des traces

Sanglantes sur l'épée aux sinistres éclairs,

Et que, mieux qu'au miroir, dans l'acier des cuirasses

Tu te plais à mirer tes 3'eux cruels et clairs.

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