‹ Poésies (volume 2)Chapitre 20 sur 36 · CIRCASSIEN · texte numérisé non relu

CIRCASSIEN

Du Volga, sur leurs bidets grêles, Les durs Baskirs vont arriver.

Avril est la saison des grêles, Et les balles vont le prouver.

Les neiges ont fini leurs fontes,

Les champs sont verts d'épis nouveaux;

Mettons les pistolets aux fontes

Et les harnais d'or aux chevaux.

6^ Poèmes divers.

Que le plus vieux chef du^ Caucase Bourre, en présence des aînés, Avec le véiin d'un ukase Les longs fusils damasquinés?

Qu'on ait le cheval qui se cabre Sous les fourrures d'Astracan, Et qu'on ceigne son plus grand sabre, Son sabre de caïmacan !

Laissons les granges et les forges.

Que les fusils de nos aicux Frappent l'écho des vieilles gorges De leur pétillement joyeux !

Et vous, prouvez, ficres épouses, Que celles-là que nous aimons Aussi bien que nous sont jalouses De la neige vierge des monts.

Adieu, femmes qui serez veuves ; Venez nous tendre l'étrier; Et puis, si les cartouches neuves Nous manquent, au lieu de prier,

Chant de guerre circassien.

<ÎS

Au lieu de filer et de coudre, Pâles, le blanc linceul des morts, Au marchand turc, pour de la poudre, Vendez votre âme et votre corps,

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