‹ Poésies (volume 3)Chapitre 34 sur 56 · MORCEAU A QUATRE MAINS · texte numérisé non relu

MORCEAU A QUATRE MAINS

Le salon s'ouvre sur le parc Où les grands arbres, d'un vert sombre, Unissent leurs rameaux en arc Sur les gxzons qu'ils baignent d'ombre.

Si je me retourne soudain Dans le fauteuil où j'ai pris place^ Je revois cncor le jardin Qui se rwflcte dans la glace;

Morceau à quatre niaids. 17$

Et je goûte l'amusement D'avoir, à gauche comme à droite, Deux parcs, pareils absolument.

Dans la porte et la glace étroite.

Par un jeu charmant du hasard, Les deux jeunes sœurs, très-exquises, Pour jouer un peu de Mozart, Au piano se sont assises.

Comme les deux parcs du décor.

Elles sont tout à fait pareilles ; Les quatre mêmes bijoux d'or Scintillent à leurs quatre oreilles

J'examine autant que je veux,

Grâce aux yeux baissés sur les touches,

La même (leur sur leurs cheveux,

La même Heur sur leurs deux bouches ;

Et parfois, pour mieux regarder.

Beaucoup plus que pour mieux entend ri Je me lève et viens m'accouder Au piano de palissandre.

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