‹ Poésies (volume 4)Chapitre 14 sur 49 · L'INCORRIGIBLE · texte numérisé non relu

L'INCORRIGIBLE

LORSQUE, vaincu d'un seul regard, je t'ai suivie, Plus d'un m'a dit : « Encore ? A quarante ans passés ! » Soit. J'ai des cheveux gris aux tempes, je le sais; Mais ma soif de tendresse est loin d'être assouvie.

Celui-là qui me hlàme, au fond du cœur m'envie. Non! je n'ai pas assez vécu, souffert assez, Et je vaux mieux que vous, jeunes vieillards glacés, Et l'amour est la jrrande affaire de la vie!

L'Incorrigible. 41

Non ! je ne deviendrai jamais pareil à vous.

Dont quelques chaudes nuits font de calmes époux.

Et qui n'aimez qu'un temps, comme on jette sa gourme.

Rt^ardons-les passer, ma mie, et plaignons-les. Ces couples sans désirs qui traînent leurs boulets. Ainsi que des forçats sous les coups de la chioumie !

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