ÉPITAPHE
Dans le faubourg qui monte aa cimetière^ Passant rêveur, j'ai souvent observé Les croix de bois et les tombeaux de pierre Attendant là qu'un nom y fût gravé.
Tu m'es ravie, enfant, et la nuit tombe Dans ma pauvre âme où l'espoir s'amoindrit ; Mais sur mon cœur, comme sur une tombe, C'est pour toujours que ton nom est écrit.
L'éCHO
J'ai crié dans la solitude :
« Mon chagrin sera-t-il moins rude, Un jour, quand je dirai son nom ? »
Et l'écho m'a répondu : « Non. »
a Comment vivrai-je, en la détresse Qui m'enveloppe et qui m'oppresse.
Comme fait au mort son linceul ? »
Et l'écho m'a répondu : « Seul ! »
ai
L'Exilée.
« Grâce ! le sort est trop sévère !
Mon cœur se révolte ! Que faire Pour en étouffer les rumeurs ? »
Et l'écho m'a répondu : « Meurs ! »