‹ PoésiesChapitre 33 sur 59 · ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE

Dans le faubourg qui monte aa cimetière^ Passant rêveur, j'ai souvent observé Les croix de bois et les tombeaux de pierre Attendant là qu'un nom y fût gravé.

Tu m'es ravie, enfant, et la nuit tombe Dans ma pauvre âme où l'espoir s'amoindrit ; Mais sur mon cœur, comme sur une tombe, C'est pour toujours que ton nom est écrit.

L'éCHO

J'ai crié dans la solitude :

« Mon chagrin sera-t-il moins rude, Un jour, quand je dirai son nom ? »

Et l'écho m'a répondu : « Non. »

a Comment vivrai-je, en la détresse Qui m'enveloppe et qui m'oppresse.

Comme fait au mort son linceul ? »

Et l'écho m'a répondu : « Seul ! »

ai

L'Exilée.

« Grâce ! le sort est trop sévère !

Mon cœur se révolte ! Que faire Pour en étouffer les rumeurs ? »

Et l'écho m'a répondu : « Meurs ! »

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