‹ PoésiesChapitre 106 sur 189 · POUR DE PETITES NYMPHES MENANT L'AMOUR PRISONNIER · texte numérisé non relu

POUR DE PETITES NYMPHES MENANT L'AMOUR PRISONNIER

A la fin tant d'amants , dont les âmes blessées

Languissent nuit et jour, Yen ont sur leur auteur leurs peines renversées, E! seront consolés aux dépens de l'Amour.

Ce public ennemi , cette peste du monde ,

Que l'erreur des humains Fait le maître absolu de la terre et de l'onde, Se trouve à la merci de nos petites mains.

Nous le vous amenons dépouillé de ses armes,

O Roi , l'astre des rois !

Quittez votre bonté, moquez-vous de ses larmes, Et lui faites sentir la rigueur de vos lois.

Commandez que sans grâce on lui fasse justice;

Il sera malaisé Que sa vaine éloquence ait assez d'artifice Pour démentir les faits dont il est accusé.

Page 1