‹ PoésiesChapitre 26 sur 189 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Cinq ans Marseille volée A son juste possesseur Avoit langui désolée Aux mains de cet oppresseur.

Enfin le temps l'a remise En sa première franchise ; Et les maux qu'elle enduroit Ont eu ce bien pour échange , Qu'elle a vu parmi la fange Fouler ce qu'elle adoroit.

Déjà tout le peuple more ' A ce miracle entendu ; A l'un et l'autre Bosphore Le bruit en est répandu ; Toutes les plaines le savent , Que l'Inde et l'Euphrate lavent Et déjà pâle d'effroi 2 Memphis se pense captive , Voyant si près de sa rive Un neveu de Godefroi 5.

I. Strophe liés-belle, bien du ton de la lyre, et qui termine parfaitement ce poème. Il y a eu depuis Malherbe peu de nos poètes qui l'aient égalé dans ret art charmant des anciens, de rendre poet quement des déiails géographiques. Rien ne donne plus d'aine et de vie à un tableau.

A. Chbnier.

1 Divin.

La Judée en pâlit

IUcine, Bêrén., act. i, se '•

A. l'.HKNIBR.

.5 Le duc île Guise, sorti de la maison de Lorraine, qui prétend lirer son origine de Godefroi de Bouillon. Kdit.

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