‹ PoésiesChapitre 52 sur 189 · ALLANT EN LIMOUSIN · texte numérisé non relu

ALLANT EN LIMOUSIN

O Dieu , dont les bontés de nos larmes touchées Ont aux vaines fureurs les armes arrachées, Et rangé l'insolence aux pieds de la raison , Puisque à rien d'imparfait ta louange n'aspire, Achève ton ouvrage au bien de cet empire, Et nous rends l'embonpoint comme la guérison -.

Nous sommes sous un- roi si vaillant et si sage, Et qui si dignement a fait l'apprentissage De toutes les vertus propres à commander, Qu'il semble que cet heur nous impose silence, Et qu'assurés par lui de toute violence, Nous n'avons plus sujet de te rien demander.

». Cette pièce est fort belle, pleine de dignité, de chaleur, de poésie, de sentiments nobles et patriotiques. Les pensées convenables au sujet, et l'expression convenable aux pensées; personne n'a donné à notre langue plus de grâce, de fraîcheur, de nouveauté qu'on n'en trouve dans certains vers de ce poème. A. Chenier.

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