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LE PREMIER SERREMENT DE MAIN

Air: Cherchons toujours, mademoiselle, (de Romagnesi.)

Des beaux jours aimable chimère ,

Tendre illusion du printems ,

Combien tu rends heureux sur terre ffiSStpastoureau de vingt ans !

Tout a pour lui de nouveaux charmes :

Op ne voit pas le bel Osmin Obtenir sans de douces larmes,

Le premier serrement de main.

11 se contente d’un sourire Quand vous épuisez les plaisirs ;

ROMANCES

Rien à vos vœux ne peut suffire : ' . ,

Un seul mot comble ses désirs. ,

Au nom si cher de son amie ,

Sentant toujours battre son sein ,

Il dit : N’oublierai de ma vie

Son premier serrement de main !

Moitié crainte , moitié tendresse,

Tout seconde un timide amant :

Interrogé , le doigt qu’il presse Répondr-il à son mouvement,

Qu’alors il redouble d’instance : Rarement je provoque en vain Quand tes doigts sont en ma puissance* Un premier serrement de main.

Que nul tissu jaloux ne vienne,

Pour le chagrin de ton amant,

Entre cette main et la mienne ’ S’interposer furtivement.

ROMANCES

De la rose qui vient d’éclore C’est l’incarnat , le doux satin :

Je crois sentir. . . je sens encore Ton premier serrement de main.

• ' Kl .

Est— il émotion plus pure?

C’est le prélude de l’amour ,

C’est le réveil de la nature S’ouvrant aux feux du dieu du jour.

Le? doigts jettent de douces flammés , P où s’élance un rayon divin :

L’amour dut. l’union des âmes Au premier serrement de main.

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