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LE VEUVAGE

Air De Fabry Garat.

Elle n’est plus cette jetme beauté.

Sœur des amours, par Rhymen couronnée :

La mort l’atteint d’un vol précipité :

En son printemps sa faux l’a moissonnée.

Comme un beau lis, l’honneur de nos vallons* Tombe penché sur sa tète mourante ,

Comme une rose au gré des aquilons ,

Voit défleurir sa t tige languissante :

Ainsi j’ai vu , dans tout l’éclat du jour , Trancher le fil d’une si belle vie ;

ROMANCES

Ainsi des fleurs du jardin de l’amour,

La plus touchante si ses vœux est ravie*

Tu vis , rosier , sur ton rameau fleuri ,

Avec la rose un bouton près d’éclore :

Rose et bouton , hélas ! tout a péri...

Pour son malheur le rosier vit encore.

ROM ANC liS.’

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