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LES ADIEUX

Air : Tendre fruit des pleurs de l’aurore.

Pour l’humble asile de mes pères

Je ne suis plus qu’un étranger :

Là, j’ai vu des mains mercenaires

Tout abattre , tout ravager.

Ce toit si cher à ma tendresse , r < #

Consacré par mes premiers jeux ,

Témoin de ma première ivresse,

A reçu mes derniers adieux-

Pour les plaisirs d’un autre inaître

Ce beau rosier refleurira.

ROMANCES

Ces fruits que ma main a fait naître Une autre main les cueillera!

Bosquets où ma muse naissante Soupira ses timides vœux Aux pieds d’une timide amante, Vous avez reçûmes adieux. . -

Ah ! qui peut exprimer les charmes Qu’un premier amour porte en soi.

0 tems de plaisirs et d’alarmes, Êtes— vous déjà loin de moi !

Objet aimé , vois ta puissance :

Ton souvenir me rend heureux ,

Et je chéris de ta présence Jusqu’au moment de nos adieux.

Près de la beauté que l’on aime Le tourment comme le plaisir ,

Tout «e qu’on éprouve est extrême, On n’existe que pour sentir.

ROMANCES

Chaque matin, un coeur fidèle Croit lui porter ses premiers vœux Et, chaque soir, s’éloignant d’elle Recevoir ses derniers adieux.

Rappelle-toi ce jour d’alarmes Où l’on me sépare de toi.

Je fuis : l’image de tes charmes Partout se montre devant moi. ..

Ce berceau.... cet arbre m’arrête, Ta robe au loin flotte à mes yeux.

Du toit je n q, vois que le faîte,

Et le toit reçoit mes adieux.

ROMANCES

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