AU CIMETIÈRE
C'est là que je viens seul, par ma douleur guidé; Car cette solitude a pour moi bien des charmes : Le sol triste et fangeux paraît avoir gardé
L'empreinte, humide encor, de ce fleuve de larmes. De regrets douloureux et d'éternels remords, Qu'ont versé les vivants sur la cité des morts.
A L AUBE 2f
<A L'oiUTBE
Jur son char rapide, la Nuit S'envole, triste et blanchissante, Et chaque étoile pâlissante Dans les cieux en tremblant la suit.
Le Jour paraît; le léger bruit D'une brise rafraîchissante Vient saluer l'Aube naissante Et le Soleil levant qui luit.