‹ Poésies inéditesChapitre 66 sur 82 · ÉsiES îwi^biT'Êff. -*' -r · texte numérisé non relu

ÉsiES îwi^biT'Êff. -*' -r

Mais on dit aussi que tes vers Sont un piège pour mon enfance, Qu'il faut prolonger Tignorance Dont nos premiers ans sont couverts, Et s'embellir sans qu'on y pense ; Que l'innocence est un trésor, La modestie un diadème, Et qu'aux yeux du monde qui l'aime Beauté qui s'ignqre isoi-même En est cent fois plus belle encor.

Cependant de ton doux hommage Mon cœur enfant se sent flatté :

L'encens nous epivre à tciut âge, Est-ce plaisir ou vanité ?

Mais par ta muse présenté Il nous plait encor davantage.

Un jour, quand sous ses blancs frimas Le temps aura blanchi ta tète.

Je verrai si tu fus prophète En me promettant tant d'appas ; Et, payant ton heureux présage D'un regard de mes yeux charmants, Je dirai quand j'aurai quinze anls :

Il me chantait avant le temps.

Je le trouve aimable à tout âge.

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