‹ Poésies inéditesChapitre 21 sur 88 · CIGALE · texte numérisé non relu

CIGALE

^^E l'ardente cigale

J'eus le destin, Sa récolte frugale

Fut mon festin.

Mouillant mon seigle à peine

D'un peu de lait.

J'ai glané graine à graine

Mon chapelet.

J'ai chanté comme j'aime

Rire et douleurs ; L'oiseau des bois lui-même

Chante des pleurs; Et la sonore flamme,

Symbole errant, Prouve bien que toute âme

Brûle en pleurant.

Puisque amour vit de charmes Et de souci,

J'ai donc vécu de larmes,

De joie aussi, A présent, que m'importe!

Faite à souffrir, Devant, pour être morte,

Si peu mourir.

La chanteuse penchée

Cherchait encor De la moisson fauchée

Quelque épi d'or.

Quand l'autre moissonneuse,

Forte en tous lieux.

Emporta la glaneuse

Chanter aux cieux.

-^iL.^CsîKi^'^

UouR, divin rôdeur, glissant entre les âmes, Sans te voir de mes yeux, je reconnais les flammes. Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs, Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs.

C'est lui! Sauve qui peut! Voici venir les larmes ! .. Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes. C'est le roi, c'est le maître, et pour le désarmer. Il faut plaire à l'amour, ce n'est pas tout d'aimer 1

FAMILLE f

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