CIGALE
^^E l'ardente cigale
J'eus le destin, Sa récolte frugale
Fut mon festin.
Mouillant mon seigle à peine
D'un peu de lait.
J'ai glané graine à graine
Mon chapelet.
J'ai chanté comme j'aime
Rire et douleurs ; L'oiseau des bois lui-même
Chante des pleurs; Et la sonore flamme,
Symbole errant, Prouve bien que toute âme
Brûle en pleurant.
Puisque amour vit de charmes Et de souci,
J'ai donc vécu de larmes,
De joie aussi, A présent, que m'importe!
Faite à souffrir, Devant, pour être morte,
Si peu mourir.
La chanteuse penchée
Cherchait encor De la moisson fauchée
Quelque épi d'or.
Quand l'autre moissonneuse,
Forte en tous lieux.
Emporta la glaneuse
Chanter aux cieux.
-^iL.^CsîKi^'^
UouR, divin rôdeur, glissant entre les âmes, Sans te voir de mes yeux, je reconnais les flammes. Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs, Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs.
C'est lui! Sauve qui peut! Voici venir les larmes ! .. Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes. C'est le roi, c'est le maître, et pour le désarmer. Il faut plaire à l'amour, ce n'est pas tout d'aimer 1
FAMILLE f