‹ Poésies inéditesChapitre 23 sur 88 · SOIR D^ÉTÉ · texte numérisé non relu

SOIR D^ÉTÉ

E soleil brûlait l'ombre, et la terre altérée Au crépuscule errant demandait un peu d'eau; Chaque fleur, de sa tête inclinait le fardeau

Sur la montaone encor dorée.

Tandis que Tastre en feu descend et va s'asseoir Au fond de sa rouge lumière, Dans les arbres mouvants frissonne la prière, Et dans les nids : bonsoir! bonsoir!

Pas une aile à l'azur ne demande à s'étendre, Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis. Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis, Le moucheron pourrait s'entendre.

Aux Andelys.

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