‹ Poésies inéditesChapitre 43 sur 88 · REFUGE · texte numérisé non relu

REFUGE

^ÉdpL est du moins au-dessus de la terre Un champ d'asile où monte la douleur; J'y vais puiser un peu d'eau salutaire Qui du passé rafraîchit la couleur.

Là seulement ma mère encor vivante Sans me gronder me console et m'endort ; 0 douce nuit, je suis votre servante:

Dans votre empire on aime donc encor!

Non, tout n'est pas orage dans l'orage ; Entre ses coups, pour desserrer le cœur, Souffle une brise, invisible courage, Parfum errant de réiernelle fleur!

Puis c'est de l'âme une halte fervente, Un chant qui passe, un enfant qui s'endort. Orage, allez! je suis votre servante:

Sous vos éclairs. Dieu me regarde encor !

Béni soit Dieu puisqu'après la tourmente, Réalisant nos rêves éperdus,

Vient des humains l'infatigable amante Pour démêler les fuseaux confondus!

Fidèle mort! Si simple, si savante!

Si favorable au souHranl qui s'endort!

Me cherchez-vous? Je suis votre servante : Dans vos bras nus l'jtme est plus libre encor!

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