QUAND JE PENSE A MA MERE
âB^ôoA mèrfi esl dans les ci(Mix, les pnuvres l'onl bénie; Ma mère était partout la grâce et l'harmonie.
Jusque sur ses pieds blancs, sa chevelure d'or Ruisselait comme l'eau. Dieu ! j'en tressaille encor I
El quand on disait d'elle : « Allons voir la Madone, » l'n orgueil m'enlevait, que le ciel me pardonne!
Ce tendre orgueil d'enfaqt, ciel! pardonnez-le-nous: L'enfant était si bien dans ses chastes genoux !
C'est là que j'ai puisé la foi passionnée Dont sa famillo errante est toute sillonnée.
Mais jamais ma jeune âme en regardant ses yeux,
Ses doux yeux même en pleurs, n'a pu croire qu'aux cieux!
Et quand je rêve d'elle avec sa voix sonore.
C'est au-dessus de nous que je l'entends encore.
Oui, vainemenl ma mère avait peur de l'enfer,
Ses doux yeux, ses yeux bleus n'élaienl qu'un ciel ouvert.
Oui, Rubeus eut choisi sa beauté savoureuse Pour montrer aux mortels la vierge bienheureuse.
Sa belle ombre qui passe à travers tous mes jours, Lorsque je vais tomber me relève toujours.
Toujours, entre le monde et ma tristesse amère. Pour m'aider à monter je vois monter ma mère !
Ah ! l'on ne revient pas de quelque horrible lieu, Et si tendre, et si mère, et si semblable à Dieu !
On ne vient que d'en-haul si proinpte et si charmante Apaiser son enfant dont l'àme se lamente.
Et je voudrais lui rendre aussi l'enfant vermeil La suivant au jardin sous l'ombre et le soleil ;
Ou, couchée à ses pieds, sage petite fille, La regardant filer pour l'heureuse famille.
Je voudrais, tout un jour oubliant nos malheurs, La contempler vivante au milieu de ses fleurs !
Je Nondmis, dans sa main qui travaille et qui donne, Pour ce pauvre qui passe aller puiser l'aumône.
Non, Seigneur ! sa heaulé, si louchante ici-bas, De voire paradis vous ne l'«;xilez pas !
Ce soutien des petits, celte grâce fervenle Pour guider ses enfants si forle, si savante,
Vous l'avez rappelée où vos meilleurs enfanis Respirent à jamais de nos jours élouffants.
Mais moi je la voulais pour une longue vie Avec nous ei par nous honorée et suivie,
Comme un asire éternel qui luit sans s'égarer Que des asires naissants suivent pour s'éclairer.
Je vaulais jour par joui, adorante et naïve,
Vous conlempler. Seigneur, dans celle clarté vive..
Elle a passé ! Depuis, mon sort tremble toujours, El je n'ai plus de mère où s'allachent mes jours.