LA PETITE PLEUREUSE , A SA MERE
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^.N gronde l'enfaiil
A qui l'on défend De pleurer quand bon lui semble ;
On dit que les fleurs
Sèchent bien des pleurs....
Tu mêles donc tout ensemble?
Oui, maman, je t'ai vue avec ton air joyeux, Le rire sur la bouche et les larmes aux yeux.
Au bal, sous ses bouquets, j'ai vu pleurer ma mère. J'ai baisé cette larme, elle élait bien amère.
Viens que je te console. Avais-tu trop dansé? Moi, je ne gronde pas ! Moi, quand mon pied lassé Me défend d'être bien aise.
L'ennui qui me prend M'arrête en courant, El je m'ondors sur ma chaise.
Oh ! si je viens encor pleurer sur les genoux, Maman, ne me dis [)ius : « Vous n'èles pas gentille I » Dansons, quand nous ()ouvons, ou pleurons entre nous, Mais ne nous grondons pas : vois-tu, je suis ta lille, Et je t'aime, et je vais prier Dieu tous les jours De m'égayer beaucoup pour t'égaycr toujours ! Embrasse donc bien fort ta petite chérie. Et jamais, plus jamais ne dis : « vous » . . . , je t'en prie ! Ainsi consolons-nous et donnons-nous la main : Si nous pleurons ce soir, va ! nous rirons demain !
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