‹ Poésies inéditesChapitre 71 sur 88 · L'AMIE · texte numérisé non relu

L'AMIE

^S^UAND mon ombre au soleil tremble seule et s'incline, Quand je cherche des pas h l'entour de mes pas, Quand j'écoute alienlive, et que je dis tout bas : « Personne ! » une jeune ombre éternelle, divine, Se lève et me répond : « Me voici, Marceline! »

« Ne dis jamais: personne! où l'abandon te prend. Si tu montes vers Dieu, je suis sur la colline ; Si lu descends en pleurs, je descends en pleurant. » — Et mon àme s'écrie : « Oh ! bonsoir, Albertine ! »

L'ALMONE.

IS^OUTH fleur bciiit sur la terre L'eau qui lombe poui' la nourrir; L'aumône esl l'eau qui désaltère :

Sois l)éui, loi qui peux l'offrir!

Fais innt et si souvent l'aumône Qu'à ce doux travail occupé, La mort le trouve et le moissonne Comme un lys pour le ciel coupé.

imiTATlON A LA VALSE.

"^ !'air est brùl.int, la valse tourne et vole Le cercle fuit et s'agrandit là-bas ; Allons, madame, on a voire parole.

On vous attend : ne valserez-vous pas?

En paraissant vous êtes invitée,

Tous les regards ont besoin de vos yeux.

On a saisi vôtre main agitée,

Et vous voilà jointe à l'essaim joyeux !

L'air est brûlant, la valse tourne et vole. Le cercle fuit et s'agrandit là-bas; Allons, madame, on a votre parole.

On vous attend : ne valserez-vous pas?

Laissez vos fleurs sur les genoux des mères ; Fleurs, danse et feu, c'est trop pour la raison Les chauds parfums des bouquets éphémères, Trop près du cœur se changent en poison.

L'air est brùlani, la valse loiirne et vol(3, Le corde fuil et s'aj^a-andil là-baL>:

Allons, madanie, t»n a votre parole.

On vous allcnd : ne \alserez-vous pas ^

Valsez, planez comme les lonrl<M(.*lles Planenl le soir dans l'aznr sombre et don\. A votre essor on vous prendrait pour elles; A leur blancheur on les prendrait pour voui

L'air est brûlant, la valse tourne et vole, Le cercle fuit et s'agrandit là-bas ; Allons, madame, on a votre parole, On vous attend : ne valserez-vous pas ?

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