‹ Poésies (volume 3)Chapitre 48 sur 68 · A LA MEK · texte numérisé non relu

A LA MEK

Il survient de ces bruits inattendus et vagues ; Quand le vent pousse au bord les loin laines rumeur Qu’il dérobe en passant à la voix des rameurs , Alors que , recourbés et relevés ensemble ,

À la lueur du soir qui s’enfuit et qui tremble,

Sur ton miroir mouvant, pour charmer leur ennui Ils livrent leurs chansons aux brises de la nuit ; Lorsque sans murmurer s’abaissant au rivage ,

Le Ilot humilié reconnaît son servage :

Et semble se traîner sur ton sable riant ,

Comme un esclave aux pieds d’un roi de l’Orient ; Quand d’un profond sommeil dort ton onde aplatie Ainsi qu’un peuple heureux , en sa douce apathie , Qui 11e s’expose point a de grands désarrois ,

Et laisse prolonger le règne de ses rois

Mais surtout quand le vent du raidi sur la plage D’un sinistre frisson agitant le feuillage ,

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