RÉPONSE A M. DE LAMARTINE
Mais tu m'as dit : « Voilà l'inflexible barrière. a Tu vas voir s'éclipser nos songes de lumière ,
« Descendons : les ordres divins « Veulent que ce bonheur, ces clartés sans mélange , « Passent rapidement, pour que l'homme, de l'ange
« N'envahisse pas les destins.
« Attendons que le temps ait achevé sa course ; « Que la mort à l'esprit abandonne la source
« De cette pure volupté; « Que des jours éternels l'astre éternel se lève; c< Alors, la terre alors ne sera que le rêve ,
(( Et le ciel la réalité. »
Et quand tu me rendis aux terrestres domaines, Je sentis s'allumer une fièvre en mes veines,
Dont rien n'a pu calmer l'ardeur; Si ce n'est une lyre entre mes mains vibrante , Et faisant apparaître une image enivrante
De tout ce qu'éprouva mon cœur,