‹ Poésies (volume 4)Chapitre 18 sur 49 · SLR SON DÉPART POUR ROME · texte numérisé non relu

SLR SON DÉPART POUR ROME

— Juin 1835= —

21 MX. Sillon.

« Quand on aspire à l'immortalité, une grande avance que d'être chrétien.

Ç Chateaubriand, sur les voyages de M. dk Foreih au Leva

Et tu vas te livrer à la vague marine

Fière encor du sillon qu'y laissa Lamartine,

De l'art religieux sublime pèlerin !

Tu vas voir cette Rome aux illustres poussières,

Qui rouvre dans la mort de divines paupières ,

Et dont le cercueil même est encor souverain!

tue A JVl. S1GAL0N.

Si son aigle n'a plus la terrible prunelle , Dont l'éclat foudroyant, l'homicide étincelle, Aux peuples effrayés faisait baisser les yeux : À tous ceux dont le cœur est vide d'espérances , Elle offre pour abri ses deux ailes immenses, Comme son panthéon s'ouvrait à tous les dieux,

Toute grandeur déchue habite ses ruines : Le siège de celui qu'on couronna d'épines Doit être en harmonie au front découronné ; Rien n'y saurait blesser une altière disgrâce : La tombe des héros est la plus noble place Où peut venir s'asseoir un grand infortuné.

Quand la raison humaine erre en sa route sombre , Aveugle qui tâtonne et cherche en vain dans l'ombre Du bout de son bâton le mur qui la conduit ; Quand ténèbres et vide habitent seuls l'espace; Quand le doute épuisé tombe et reste à la place Où l'avaient amené le hasard et la nuit;

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