‹ PoésiesChapitre 107 sur 225 · CHŒUR DES GARDES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES GARDES

Venez avec des piques et des fourches, comme ce diable dont ils radotent, agitez les sauvages crécelles dans les fentes vides des rochers. Que le hibou , que la chouette hurlent dans notre sabbat !

OAWTATE. S*>

UN DRUIDE

Nous en sommes réduits, ô Père universel ! à nous cacher dans la nuit pour célébrer tes louanges ; mais le jour reparait- il, on te garde un cœur pur. Tu as pu m ce jour et en maint autre, passer beaucoup à l'ennemi. La flamme se dégage de la fumée, purifie ainsi notre croyance. On peut nous ravir nos anciennes pratiques, mais ta lumière, qui nous la ravira !

UH GARDE CHRETIEN.

Au secours! au secours compagnons! Ah! l'enfer entier se déchaîne. Voyez ces corps ensorcelés qui suent la flamme de part en part ; ces hommes-loups, ces femmes-dragons qui filent par essaims! Quel épouvantable vacarme! Fuyons! fuyons! là-haut gronde et flamboie le Malin, et le sol vomit à l'entour une vapeur d'enfer.

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