‹ PoésiesChapitre 205 sur 225 · COMPLIMENT · texte numérisé non relu

COMPLIMENT

Oh! que j'avais de joie au cœur! J'erre dans le pays où trotte Hudhud dans le sentier; je cherchais dans la pierre des coquillages pétrifiés de la mer antique; Hudhud courait ça et là déployant sa couronne et taisait le beau d'un air agaçant, comme s'il eut voulu railler ce qui est mort, lui vivant. Hudhud, m'écriai-je, en vérité vous êtes un bel oiseau! va donc vite, Huppe! va trouver ma maitresse, et lui dire que je lui appartiens pour toujours! N'as-tu pas aussi jadis t'ait l'entremetteur entre Salomon et la reine de Saba ?

Hudhud repondit : D'un regard elle m'a tout confie, et je suis toujours, comme par le passe, édifié de votre bonheur. Aimez donc! dans ces nuits de séparation, lisez écrit dans les étoiles : Que votre amour lumineux étincelle, uni aux puissances éternelles.

Hudhud, sur la tige d'un palmier, la dans ce petit coin, niche en roulant des yeux , charmant oiseau ! et toujours vigilant.

« Tu t'eteins et tu es si riant ! tu te consumes et tu chantes si bien ! » -

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