‹ PoésiesChapitre 45 sur 225 · LE FLIBUSTIER · texte numérisé non relu

LE FLIBUSTIER

Ma maison n'a point de porte, ma porte n'a point de maison ; et , avec ma mie , je sors et j'entre a toute heure.

Ma cuisine n'a point d'àtre, mon àtre point de cuisine; il y cuit, il y bout pour soi et pour moi.

Ma couche n'a point de lit, mon lit n'a point de couche; mais nul ne mené plus joyeuse vie que moi.

Ma cave est haute, ma grange profonde ; en bas, en haut, je m'étends et je dors.

Et quand je m'éveille, cela recommence ! Mon lieu n'a point de demeure, ma demeure point de lieu.

LIKD SUISSE.

Sur la petite montagne j'étais assise, je regardais les ni-

LIKDS. 23

seaux; ils chantaient, ils jouaient, ils bâtissaient leurs nids.

Dans un jardin j'étais debout, je regardais les abeilles ; elles bourdonnaient, elles murmuraient, elles bâtissaient leurs ruches.

Dans la prairie je marchais, j'observais les papillons ; ils suçaient les fleurs, ils voltigeaient. C'était par trop gentil tout ce qu'ils faisaient.

Et voilà qu'alors vient Hansel, et je lui fais voir, toute joyeuse, ce qu'ils font; et nous rions et nous faisons tout comme eux.

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