‹ PoésiesChapitre 56 sur 225 · SUR LE LAC · texte numérisé non relu

SUR LE LAC

Je puise un nouvel aliment, un sang nouveau, dans ce monde si libre. Que la nature est belle et bienveillante qui me tient ainsi sur son sein! L'onde balance notre esquif

au son cadencé de la rame, et des pics nuageux touchant au ciel viennent à rencontre de notre cours.

Mes yeux, que vous baissez-vous? Songes dorés, que revenez-vous encore? Arrière, o songe ! si dore que tu sois, ici aussi se trouvent l'amour et la vie.

Sur Tonde etincellent mille étoiles flottantes; des vapeurs moelleuses absorbent les lointains horizons; le vent du matin secoue ses ailes sur les baies ombreuses, et dans le flot se réfléchit le fruit mûrissant.

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