‹ PoésiesChapitre 64 sur 225 · DU PRINTEMPS DE PLUS · texte numérisé non relu

DU PRINTEMPS DE PLUS

Le lit de gazon croit déjà plus touffu, les clochettes s'y balancent blanches comme la neige; le safran déploie son feu puissant, l'emeraude germe et la pourpre fleurit. Les primevères se pavanent si lierement ! la friponne violette se dérobe avec soin; qu'est-ce encore qui ne s'émeut et ne tressaille *? En un mot le printemps est là ; mais au jardin ee qui fleurit avec le plus de luxe, c'est de ma maîtresse le gentil cœur. La des regards s'enflamment toujours pour moi, des regards qui réveillent mes chansons et rassérènent ma parole; un cœur toujours épanoui, vrai cœur de fleur,

aimable clans sa gravite, pur dans son badinage. Avec ses roses et ses lys l'été viendra, mais en vain avec ma maitresse il luttera.

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